#16 -Gestes de base pour pratique du carnet de voyage- mise en pa(ysa)ge 3/4

Composition et mise en page des petits croquis de paysages du tuto #13

Composition verticale

Bonjour petit cro’coeur,

Cette fois encore je vais inventer une histoire à ma page. Avec des éléments qui se succèdent et tout comme dans la mise en page d’un texte, chaque image vient à la ligne comme un nouveau paragraphe.

3ème situation : le matin rêveuse, devant ma tasse de thé, je réfléchi à ce que je vais faire ce weekend.

Pour moi cela évoque une succession d’images les une au dessous des autres en fonction des différentes propositions qui me viennent à l’esprit. Une idée en chasse une autre , une réflexion en appelle une autre. Mais le tout en douceur au rythme des éléments.

J’aurai pu donner une légère inclinaison à ses image , un peu comme ma tête penchée sur le côté alors que je réfléchi. Mais comme j’ai fais le choix de cette aquarelle de tasse cela aurait repris les codes de l’élément feuille de journal collée et gribouillis à la bougie dans ma zone bleue. Le regard serait alors envoyé directement vers l’illustration de ma tasse qui en plus est en couleur, et le sujet de ma page aurait alors été mon thé  et non mes croquis de paysages.  Je dispose donc mes images de manière bien verticales.

L’écriture noire à droite de ma page la ferme  et renvoie mon regard vers la zone grise de mes 3 croquis. Naturellement je positionne mes textes  en alignement de chaque croquis coincé entre les 2  éléments graphiques  comme une réflexion interne.

Je ferme le bas de ma page  par un joli titre trouvé dans une publicité qui amène le regard vers la cuillère qui remonte  vers la tasse. Et le regard suit un mouvement circulaire entre tous ces éléments. Dans un mouvement doux et sans heurt.

Défi de la semaine :
 Que vous soyez  au réveil une tornade, ou que seul un litre de café parvient à vous sortir de votre sommeil. Racontez moi à votre tour vos rêveries matinales…
Vous pouvez remplacer l’aquarelle de la tasse par une photo trouvée dans un magazine. Mais je vous conseille d’abord de faire l’essai de l’aquarelle il sera toujours temps de recoller une image si vous n’êtes pas satisfait.
Un petit croissant avec le café?

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J’ai testé pour vous le paysage de neige uniquement à l’aquarelle

Coucou mes petits cro’cœurs,

Cette semaine un peu partout en France la neige est tombée. Dans beaucoup de régions ce fut la panique, le froid, la neige, le verglas… les routes pas déneigée,s les gens  non équipés veulent absolument prendre la route et résultat en bons Français ils râlent lorsqu’ils passent de heures coincés sur les routes dans leurs voitures.

Et bien moi je suis allée à pied, les joues rouges et les yeux grands ouverts.  Par temps de neige le calme règne, tous les bruits sont étouffés alors je suis allée écouter la nature, là où il n’y a pas de touristes, juste un petit chemin de campagne entre deux chemins. Quelques photos pour bloc note et hop de retour à la maison je m’y mets

Sandrine me demandais cette semaine comment dessiner la neige… du coup j’ai testé et voilà le résultat.   Vous savez que je ne suis pas du tout une puriste de l’aquarelle. Je l’utilise souvent plus pour colorer mes croquis que réellement pour peindre. Mais bon j’ai testé.

Sur du vrai papier aquarelle, Hahnemülhe Moulin du coq rouge 325gr, ( c’était mon anniversaire il n’y a pas longtemps…. ) Et là moi aussi j’ai eu le stress de la feuille blanche….oooouuhh a peur. Mais bon je me suis lancée.

Comme d’habitude je me prépare un peu de couleur dans ma palette que je ne lave jamais, Je n’ai d’ailleurs pour cette aquarelle utilisé que ce qui se trouve dans cette assiette.

Mon matériel  :

  • un pinceau plat 3/4  dite brosse à lavis,
  • un pinceau rond  n°6,
  • un pinceau rond n° 2,
  • un scalpel
  • un chiffon

 

A grands coups de pinceau plat  j’ai mouillé la surface de ma feuille à l’eau claire.   Avec  ce même pinceau je pose à grand mouvements horizontaux  un jus léger gris chaud dans la partie haute de ma feuille.  Sans rincer mon pinceau  je viens le mélanger dans un jus bleu de Prusse très léger et descends dans le bas de ma feuille.

Avec le pinceau rond 6 je cueille du gris mélangé avec un peu de sienne brûlée toujours en jus léger je pose quelques virgules pour faire  la masse floconneuse des arbres. Le pinceau encore rempli de pigments gris/ brun je l’assèche légèrement sur un chiffon et tire une ligne  vers la gauche que je double jusqu’à mi parcours et plante quelques piquets verticalement

Avec cette même couleur mais un peu plus dense et au pinceau 2  j’ajoute quelques taches  comme des ombres dans la neige, et redessine les troncs des arbres dans le bosquet . J’ajoute un peu de bleu de Prusse et fonce le traits de ma barrière du haute et prolonge celle du bas.

J’ajoute un peu de terre de sienne dans la barrière pour lui donner vie et réhausse le bosquet.

Et j’aurai pu en rester là…. Mais je ne sais pas pourquoi j’ai voulu essayé de projeter des gouttes d’eau ( comme quand vous vous secouez les mains après les avoir lavées) et c’est trop tard….

Certes cela donne un côté beaucoup plus vivant à la scène mais tout est un peu lavé. Les spécialistes de l’aquarelle me diront ce que j’ai fait. Trop tôt, pas assez sec, ou  peut être le résultat normal ;  je ne saurais que dire. Il faut donc maintenant faire avec. Je laisse un peu sécher et reviens sur mes barrières comme déjà fait et débute celle du côté droit du chemin.

Je place en milieu de premier plan un piquet plus gros avec mon pinceau  6 fait de noir, de terre de sienne brûlée et de bleu de Prusse et remonte sans rincer mon pinceau ni ajouter de pigment vers le bosquet. Je rajoute un peu de relief aux arbres du bosquet en fonçant bien le sous bois et quelques nuances dans les branches.  Je viens ensuite avec mon pinceau bien mouillé tirer les ombres de mes piquets verticaux . Trace l’ombre des barrières horizontales que je  viens les fondre à l’eau pour un résultat plus vaporeux.

Bon maintenant je vais me faire offrir le café chez la petite mamie du rez de chaussée. Il faut que ça sèche….

 C’est parfaitement sec, avec mon scalpel (ou pointe de cutter à défaut)  je viens gratter la surface du papier pour revenir au blanc du papier. Cela un peu plus de vie à ma barrière et traduit la neige posée en équilibre. Ajouter quelques brins d’herbe ici et là…

Prenez du recul et regardez.  ça vous plait? c’est moi qui l’ai fait…

Bon et bien voilà ma première  » tout aquarelle ».  C’était sympa à faire,  je vous invite à essayer et me montrer le résultat. Bien évidement j’attends également les critiques, trucs et astuces des aquarellistes chevronnés.  Comme d’habitude on se retrouve soit par mail carnetsdelaurence@gmail.com soit sur le groupe face de bouc

La prochaine fois on va retravailler un peu le paysage de neige mais on va faire une mise en  page de carnet.

Allez bisous mes cro’ cœurs à tout bientôt

 

#9 -Gestes de base pour pratique du carnet de voyage – pas à pas page aquatique

Pas à pas aquarelle aquatique et mise en page

Bonjour petit cro’coeur,

Aujourd’hui je vais revenir un peu plus aux bases. Certains de nos amis cro’coeurs m’ont demandé de revenir un peu plus sur les techniques de l’aquarelle. Voici donc un tuto qui mélange à la fois technique et mise en page.

Le résultat final sera celui-ci. Comme nous allons beaucoup mouiller la feuille pour cet exercice  je vous conseille de tendre votre feuille à dessin ou prendre un papier  aquarelle

 

Mais si vous aussi vous allez y arriver ! Même pas peur

Astuce pour des feuilles toujours planes !
Feuille collée sur une planche avec du kraft gommé

Lorsque nous avons commencé ces tutos je vous disais que je travaillais sur du papier dessin pour classeur 120gr . Autant dire que cela ne se comporte pas comme une belle feuille de papier chiffon 350 gr et pourtant… Voici le truc pour que votre papier reste plane et  pouvoir peindre à l’aquarelle et faire des collages qui ne gondolent pas.

Il vous faut :
– un rouleau de kraft gommé largeur 3 ou 4 cm
– une feuille de papier dessin A4
– une éponge mouillée
– Une planche de bois ou contreplaqué épaisseur mini 15mm,  un peu plus grande que votre papier . Attention de bien prendre une planche du vrai bois en surface, pas d’aggloméré, medium ou panneau de particule car cela ne supporte pas l’eau.

Si vous ne savez pas ce qu’est du kratf gommé c’est  du papier kraft brun ou blanc vendu en rouleau très, très, très long ( je traîne le mien depuis les Beaux Arts ) qui au dos comme les vieux timbres que l’on lèche est enduit de colle au verso. Elle convient sur tout type de papier.

La méthode est simple :

1- Découper à la longueur 4 morceaux de kraft de 4 cm plus longs que vos cotés de feuille.
2- Avec votre éponge bien imbibée,  humidifier votre feuille des deux côtés. Bien le faire des deux côtés sinon votre feuille va s’enroulée sur elle même.
3-  Poser sur votre planche à dessin, lisser des 2 mains pour chasser l’air. Coller une par une vos bandes de kraft  haut, bas puis gauche droite le kraft gommé à cheval sur la planche et sur votre feuille. Le kraft ne doit pas être trop mouillé pour ne pas diluer la colle mais assez pour résister à la traction du papier qui sèche, comme un timbre avec votre langue)

Attention une fois collé sur  votre feuille vous ne pourrez plus retirer ce kraft donc veillez à le poser droit pour une fois fini  faire une sorte de cadre ou venir découper à l’intérieur.

4- Appliquer  bien le kraft en le lissant avec le pouce pour que la colle pénètre bien la feuille et le bois de la planche.
5- Laisser sécher naturellement ou avec un sèche cheveux, voilà votre feuille de papier est tendue. Vous pouvez la mouiller, la coller elle ne bougera pas. Une fois votre création terminée et votre travail bien sec il ne vous restera plus qu’à la découper au cutter

Sinon prenez une feuille de papier aquarelle

Tout d’abord nous allons plantez le décor.

Pour cet exercice j’ai utilisé ma feuille verticalement.  Mes rectangles coloriés à l’aquarelle  font respectivement 11×8 cm ( à 5 cm et 1.5 cm de l’angle en  haut  à gauche) pour les nénuphars et 8×9 cm (à 3 et 2 cm du bas de ma feuille) pour les poissons. Je vous conseille de tracer des petites croix aux angles de vos rectangles pour bien vous repérer dans votre feuille et vous aidez à garder vos proportions.

 

Tout comme dans le tuto #4   avec votre banane vous allez dessiner par le contour.  Vous pouvez dessiner au crayon si vous n’êtes pas sûre de vous à condition de ne gommer vos mauvais traits qu’après avoir dessiné les bons. Commencez par  un bout, puis segment par segment avancez pour définir la bonne courbe des feuilles des nénuphars

 

Vue finale du dessin des nénuphars

Alors tout va bien?
Nous allons maintenant attaquer les carpes

 

Vous travaillez toujours segment par segment en partant de la gauche  du bout de la queue puis la courbe du corps jusqu’à la base de l’œil, ajouter la nageoire. Reprendre le demi-cercle de l’œil la contre courbe du museau, le petit v de la bouche, le grand J de la mâchoire et de l’ouïe… et ainsi de suite.

Astuces  : Ces poissons et ces nénuphars sont à la base issus de 2 images totalement différentes pour faire une liaison entre les 2 je crée des tiges imaginaires à mes nénuphars qui viennent entrelacer les poissons

 

Terminez par le tracé de vos rectangles en lignes discontinues pour plus de finesse. Si vous avez dessiné tout ceci au crayon de papier vous n’avez plus qu’à tout repasser au feutre indélébile noir  ( perso Staedtler pigment liner 0.3). Si votre feutre n’est pas indélébile faites d’abord l’aquarelle et repasser vos traits au feutre une fois votre papier parfaitement sec.

Alors comment  ça c’est passé… une petite pause s’impose. Thé ou café? Et temps que vous y êtes ramenez donc un bocal d’eau claire,  vos aquarelles et pinceaux.

Pour cette aquarelle j’ai utilisé  du

  • bleu outremer
  • vert olive
  • noir
  • jaune d’or
  • rouge carmin
  • rouge cadnium (orange)
  • un pinceau  plat brosse 1/2
  • un pinceau fin 4

 

Sur une palette diluer  du noir et du bleu outremer, une pointe de rouge carmin,  l’un à coté de l’autre.  Mouiller  très largement votre brosse et cueillir du bleu outremer très délavé. Le déposer en coups de pinceau aléatoires au dessus de votre rectangle nénuphars. Laisser des blancs pour garder la légèreté. Venir remplir les espaces entre les feuilles de nénuphars et puis sans remettre de pigments remplir le espaces autour des poissons.

Nous allons donc maintenant travailler  « sur de l’humide » . Humectez votre pinceau mais sans le laver cueillir un peu de rouge carmin très dilué. Faire un test sur une feuille ou le dos de votre main pour avoir un rose très léger.  Déposer ce jus rose autour de vos feuilles et tiges des nénuphars, puis sans laver votre pinceau quelques traces dans vos coups de pinceaux aléatoires.

Mouillez votre pinceau fin et venir cueillir un jus noir très léger.  Ajouter les ombres des feuilles et des tiges.

Remplisser de ce jus gris  vos feuilles de nénuphars

Attention de laisser un liserer blanc entre votre fond et l’intérieur de vos feuilles car le papier est encore humide et la couleur de vos feuilles fuserait

Trempez votre pinceau dans le vert olive et déposez du pigment dans vos feuilles sans déborder le bord de votre rectangle. Sans jamais laver votre pinceau mais en ajoutant parfois de l’eau ajoutez quelques pointes de bleu outremer pour apporter de la vibration dans vos feuilles de nénuphars. Travaillez également avec du vert plus ou moins intense.

Nettoyer votre pinceau 4 et venir cueillir un peu de rouge carmin très largement dilué tester la couleur sur du papier ou votre main. Déposez sur les extrémités des pétales de la fleurs ce jus rose très léger, Sans laver votre pinceau prendre un peu de bleu gris pour les bases de vos pétales.

Laisser sécher tranquillement. Pendant ce temps   nous allons nous occuper des poissons.

Prendre le pinceau brosse et à l’eau claire venir mouiller toute le surface du premier poisson sauf son œil qui reste sec et sa queue hors cadre. Avec le pinceau 4 déposez sur le support bien mouillé des gouttes de rouge caldium (orange) un peu comme les taches d’une panthère, puis changer de couleur pour faire de même avec le jaune d’or et le noir. L’effet du papier mouillé va complètement mélanger les pigments entre eux pour se fondre en harmonie. Faire de même avec la seconde carpe attention de laisser un espace blanc entre vos 2 poissons sinon les couleurs se mélangeront entre les 2.

Et voilà votre page pratiquement terminée. Vous n’avez plus qu’à ajouter un joli texte , j’ai chois le poème d’Edmond Rostand « Les nénuphars »

J’ai également joué avec le mot libellule dont les « LL » forment les ailes de l’animal

et le titre du poème que j’ai écrit en lettres très allongées pour pouvoir au feutre en sur impression le mot l’étang.

J’espère que ce tutoriel vous aura plu. Que vous soyez déjà adepte de l’aquarelle ou débutant donnez moi votre avis.

Ceux qui connaissent un peu le mouvement artistique de l’école de Nancy auront certainement reconnu quelques inspirations de ce mouvement.  Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l’école de Nancy vous pouvez retrouvez mon article  Ma racine est au fond des bois Emile Gallé  

où venir faire un tour à Nancy découvrir cette belle ville mais attendez le printemps quand parcs et jardins sont fleuris…

Deux défis cette semaine :

  1. Refaire cette page pour ceux qui souhaitent  se  laissent tenter par l’aquarelle
  2. Pour  les cro’coeurs aguéris, me faire une page comme celle-ci en 2 parties . Vous choisirez  une photo dans laquelle vous allez pouvoir tirer 2 points de vue intéressants Vous en  ferez 2 rectangles gérés à l’aquarelle et  se rejoindre par du dessin uniquement au trait. Attention je veux également qu’il y ai un texte et un titre que vous aurez travaillé.

 

 

 

Faire comme bon me semble

Bonjour mes petits Cro’ cœurs.

Aujourd’hui je me suis amusée avec mes aquarelles…j’ai joué avec la fluidité de l’eau pour que les couleurs se mélangent sur le papier,  je me suis prise au jeu des transparences, de l’interpénétration des couleurs. C’est ce qu’il y a de magique dans l’aquarelle. Dessiner une forme par la pointe du pinceau, lui faire prendre les courbes d’une feuille , y déposer une goutte de couleur et venir la chatouiller avec une teinte opposée et regarder…se délecter des couleurs qui dans la moiteur de  leur union mélangent leurs pigments pour enfanter d’autres teintes. Certaines s’épousent d’autres se chassent. Quelques traces de bougies dessinent  les branches d’un arbre tandis que les gouttelettes  d’encres glissent sans prise sur la paraphine .  Les puristes diront que je ne fais pas de l’aquarelle car je sature trop mes couleurs, car je ne travail pas suffisamment avec le blanc du papier, mais surtout parce que je cerne mes sujets….et ILS AURONT RAISON, MAIS JE M’EN MOQUE. Ce que je veux c’est ME FAIRE PLAISIR, c’est créer les choses comme je les ressens, ou simplement comme je suis capable de les réaliser.

Mon sujet aujourd’hui est : les jardins éphémères de la Place Stanislas à Nancy. Chaque année après les manifestations du livre sur la place (salon du livre qui ouvre la saison littéraire) les pavés qui entourent la statue de Stanislas sont recouverts pour une période d’environ un mois d’installations et de jardins. Mobilier en bois, fontaines, parcours de découverte…plantes et fleurs de toutes sortes s’offrent au regard d’un public beaucoup trop nombreux pour que j’ose m’installer avec mon matériel.

Donc je me suis bien promenée, j’en ai pris plein les yeux, plein les narines aussi à la recherche des effluves des fleurs, et j’ai fait quelques photos  et je suis rentrée pleine d’inspiration à la maison

.

Et là je me suis installée à ma table et j’ai sorti mon bloc à dessin le plus précieux…. Celui de Jean Scherbeck, pour certains d’entre vous ce nom est réputé. Dessinateur et illustrateur, nancéien il fut l’élève d’Emile Friant et de Henri Royer avec lequel il travailla en Bretagne jusqu’en 1935, pratiquant la peinture et le pastel. Il consacra pratiquement toute sa vie aux portraits surtout ceux d’hommes et de femmes d’un certain âge. Ces « Mâmiches  » de Lorraine sont célèbres mais sa renommée franchie les frontières de la région avec ses Gens de Bretagne  et Gens d’Alsace. Les portraits il n’a pas fait que les dessiner il les  a photographiés aussi du côté de la rue Raymond Poincaré à Nancy. Des hommes les plus célèbres, aux niveaux nés  du voisinage, en passant par les GI’s qui ont libérés Nancy, peu de personnes ne sont pas passés à travers son objectif…

Vous comprendrez donc mon émotion quand Jean-Pierre son petit fils pour sauver ce bloc des gribouillis de ses jumelles me l’a offert. LE BLOC A DESSIN DE JEAN SCHERBECK, je n’ose même pas y toucher. Pendant plusieurs jours il est resté religieusement posé sur mon fauteuil, comme si c’était  lui qui était là. Je ne pouvais me résoudre à utiliser ce bloc et en même temps il ne cessait de me donner l’envie de le tester rien que pour voir ce que ça fait. Et là j’ai vu, plutôt j’ai senti , ma main qui dansait sur la feuille. Chaque trait, chaque touche, se posait avec justesse  j’étais en transe…. pour moi Jean Scherbeck était présent dans ce bloc de papier. Il guidait mon trait, il dessinait avec moi. Pour preuve  ce portrait au fusain que j’y ai réalisé….. Jamais je n’avais dessiné de la sorte, alors  je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi c’est une évidence….il était là.

 

 

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