Changement horaire une heure pour s’évader !

aquarelle sur feuille maniuscrite collée représentant les ruelles vides de la vieille ville de Nancy avec en fond le clocher de l'église St Epvre
C’est incroyable ce que le changement horaire peut avoir comme répercussion sur moi. Non pas à cause du rythme du sommeil modifié mais bien à cause de ce que cela signifie : la vitalité du printemps ou la morosité de l’hiver. Au printemps c’est une heure de plus gagnée pour chaque soir flâner à travers les rues tranquilles de la Vieille Ville . Ce sont les beaux jours qui arrivent, les fleurs dans les arbres font comme des tableaux dans le ciel. Les chants des petits oiseaux témoignent de leur union à venir, tandis que les amoureux déambulent rêveurs dans les rues avant de prendre place et  se bécoter sur les bancs publics .

Tout est à revivre avec le retour de la lumière.

Mais pourquoi change t-on d’heure ?

C’est une habitude bien ancrée dans le paysage français : chaque dernier dimanche avant le mois d’avril et chaque dernier dimanche d’octobre, il faut régler toutes ses montres et ses réveils, et rappeler à ses proches distraits de le faire pour ne pas être en retard ou en avance mais c’est moins grave.  ( Moyen mnémotechnique pour savoir dans quel sens on change d’heure  AVril avec AV comme avance / octobRE avec RE comme recul)

Au départ, économiser l’énergie
C’est après le choc pétrolier de 1973 que le changement d’horaire est instauré en France. La guerre du Kippour, entre Israël, l’Égypte et la Syrie, entraîne une série de hausses des prix du baril de pétrole. Le prix de l’essence s’envole, il devient indispensable de faire des économies d’énergie. C’est l’objectif de la mise en place du changement d’horaire : limiter le recours à la lumière électrique en rapprochant nos heures de vie éveillée des heures d’ensoleillement.

Depuis 1998, l’Union européenne a  fixé les dates du changement d’heure, les mêmes dans tous les pays qui la composent : dernier dimanche de mars et dernier dimanche d’octobre.

Le Royaume-Uni et l’Irlande avaient déjà un horaire d’été depuis la Première Guerre mondiale. En France, c’est un peu plus compliqué : un horaire d’été avait été adopté pour la première fois en 1916, mais il a été abandonné en 1945, afin de rompre avec « l’heure de Berlin », imposée pendant l’Occupation allemande.

Mais c’est de moins en moins vrai
Peut-on réellement évaluer l’impact de cette mesure sur la consommation d’énergie ? Selon les dernières données de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le changement d’heure a permis en 2009 d’économiser 440 gigawatts-heure (GWh) en éclairage, ce qui correspond à la consommation d’environ 800 000 ménages, soit environ 0,3 % de la consommation annuelle d’électricité du pays.

Mais a-t-on fait la mesure de l’énergie dépensée à l’illumination toutes les nuits des zones industrielles ou commerciales. Celle des milliers de kilomètres de routes et autoroutes. Avez-vous déjà pris l’avion la nuit? Il est possible lorsque le ciel est dégagé de voir le nombre de villes qui brillent de tous feux.

Certains vous dirons que c’est une question de sécurité. En 2002, l’association internationale pour la protection du ciel nocturne avait demandé à l’Unesco de classer la nuit comme patrimoine mondial de l’humanité. Une belle intention pour retrouver la pureté d’un ciel étoilé en faisant reculer la pollution lumineuse.

Mais cette volonté de renouer aujourd’hui avec le noir n’est pas que d’ordre écologique. Elle a également pour but de faire progresser la sécurité routière. Diverses études ont révélé que des routes non éclairées entraînaient plus d’inconfort et donc plus de vigilance. La vitesse baissant, les accidents chutent également.

Départements et villes s’y mettent aussi. En effet moi qui me rends de plus en plus souvent en Bretagne j’ai pu remarqué que dans cette région au bout de la France, où il est difficile d’acheminer l’électricité, les routes ne sont pas éclairées et ce n’est pas ce qui cause plus d’accident. Bon nombre de communes ne disposent que d’un dispositif à minima d’éclairage public, les rues de villages et hameaux, ou lotissement sont dans le noir, chacun faisant alors usage de sa lampe de poche. Et franchement il est vrai que je n’ai jamais aussi bien vu les étoiles que depuis mon jardin en Bretagne où dans mon petit  hameau les maisons dorment d’un sommeil paisible dans le noir profond de la nuit.

Les soirs de pleine lune sont autant d’occasions d’observer toute la famille de hérissons qui traverse ma terrasse pour aller chercher à l’abri du vieux pan de bois les escargots qui dans la journée ce sont abrités du soleil. J’y ai également redécouvert ce que sont les vers luisants

Photo Fred Chevaillot – Site Asterella
Mais nous voici revenus à l’heure d’hiver. Qui porte bien son nom. Dès son arrivée les jours trop courts perdent l’attrait des grandes promenades en forêt à la recherche de châtaignes ou de champignons sous les feuillages flamboyants et multicolores.
Il est temps de faire les dernières récoltes avant les premières gelées. Les poires seront mises en bocaux tandis que les courges et potimarrons viennent enjoliver les bords de fenêtre en attendant de faire l’objet de bonnes soupes
Les arbres perdent leurs feuilles et telles des mains décharnées les branches  tentent de leurs griffes de retenir le soleil au dessus de l’horizon.
Mais il fait déjà nuit. Le temps de rentrer à la maison. Le feu crépite dans la cheminée et le vague à l’âme je mets les marrons dans la poêle perforée pour doucement en cuire la chaire en attendant que commence la soirée.
Mais bientôt vont arriver brouillards, pluies et frimas à moins que ce ne soient quelques flocons de neige qui nous poussent vers nos foyers. Alors comme seule la Lorraine sait le faire nous subirons bons nombre de journées au ciel blanc sans saveur.
Mais bientôt arrivent les festivités de la Saint -Nicolas…….

 

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.