#9 -Gestes de base pour pratique du carnet de voyage – pas à pas page aquatique

Pas à pas aquarelle aquatique et mise en page

Bonjour petit cro’coeur,

Aujourd’hui je vais revenir un peu plus aux bases. Certains de nos amis cro’coeurs m’ont demandé de revenir un peu plus sur les techniques de l’aquarelle. Voici donc un tuto qui mélange à la fois technique et mise en page.

Le résultat final sera celui-ci. Comme nous allons beaucoup mouiller la feuille pour cet exercice  je vous conseille de tendre votre feuille à dessin ou prendre un papier  aquarelle

 

Mais si vous aussi vous allez y arriver ! Même pas peur

Astuce pour des feuilles toujours planes !
Feuille collée sur une planche avec du kraft gommé

Lorsque nous avons commencé ces tutos je vous disais que je travaillais sur du papier dessin pour classeur 120gr . Autant dire que cela ne se comporte pas comme une belle feuille de papier chiffon 350 gr et pourtant… Voici le truc pour que votre papier reste plane et  pouvoir peindre à l’aquarelle et faire des collages qui ne gondolent pas.

Il vous faut :
– un rouleau de kraft gommé largeur 3 ou 4 cm
– une feuille de papier dessin A4
– une éponge mouillée
– Une planche de bois ou contreplaqué épaisseur mini 15mm,  un peu plus grande que votre papier . Attention de bien prendre une planche du vrai bois en surface, pas d’aggloméré, medium ou panneau de particule car cela ne supporte pas l’eau.

Si vous ne savez pas ce qu’est du kratf gommé c’est  du papier kraft brun ou blanc vendu en rouleau très, très, très long ( je traîne le mien depuis les Beaux Arts ) qui au dos comme les vieux timbres que l’on lèche est enduit de colle au verso. Elle convient sur tout type de papier.

La méthode est simple :

1- Découper à la longueur 4 morceaux de kraft de 4 cm plus longs que vos cotés de feuille.
2- Avec votre éponge bien imbibée,  humidifier votre feuille des deux côtés. Bien le faire des deux côtés sinon votre feuille va s’enroulée sur elle même.
3-  Poser sur votre planche à dessin, lisser des 2 mains pour chasser l’air. Coller une par une vos bandes de kraft  haut, bas puis gauche droite le kraft gommé à cheval sur la planche et sur votre feuille. Le kraft ne doit pas être trop mouillé pour ne pas diluer la colle mais assez pour résister à la traction du papier qui sèche, comme un timbre avec votre langue)

Attention une fois collé sur  votre feuille vous ne pourrez plus retirer ce kraft donc veillez à le poser droit pour une fois fini  faire une sorte de cadre ou venir découper à l’intérieur.

4- Appliquer  bien le kraft en le lissant avec le pouce pour que la colle pénètre bien la feuille et le bois de la planche.
5- Laisser sécher naturellement ou avec un sèche cheveux, voilà votre feuille de papier est tendue. Vous pouvez la mouiller, la coller elle ne bougera pas. Une fois votre création terminée et votre travail bien sec il ne vous restera plus qu’à la découper au cutter

Sinon prenez une feuille de papier aquarelle

Tout d’abord nous allons plantez le décor.

Pour cet exercice j’ai utilisé ma feuille verticalement.  Mes rectangles coloriés à l’aquarelle  font respectivement 11×8 cm ( à 5 cm et 1.5 cm de l’angle en  haut  à gauche) pour les nénuphars et 8×9 cm (à 3 et 2 cm du bas de ma feuille) pour les poissons. Je vous conseille de tracer des petites croix aux angles de vos rectangles pour bien vous repérer dans votre feuille et vous aidez à garder vos proportions.

 

Tout comme dans le tuto #4   avec votre banane vous allez dessiner par le contour.  Vous pouvez dessiner au crayon si vous n’êtes pas sûre de vous à condition de ne gommer vos mauvais traits qu’après avoir dessiné les bons. Commencez par  un bout, puis segment par segment avancez pour définir la bonne courbe des feuilles des nénuphars

 

Vue finale du dessin des nénuphars

Alors tout va bien?
Nous allons maintenant attaquer les carpes

 

Vous travaillez toujours segment par segment en partant de la gauche  du bout de la queue puis la courbe du corps jusqu’à la base de l’œil, ajouter la nageoire. Reprendre le demi-cercle de l’œil la contre courbe du museau, le petit v de la bouche, le grand J de la mâchoire et de l’ouïe… et ainsi de suite.

Astuces  : Ces poissons et ces nénuphars sont à la base issus de 2 images totalement différentes pour faire une liaison entre les 2 je crée des tiges imaginaires à mes nénuphars qui viennent entrelacer les poissons

 

Terminez par le tracé de vos rectangles en lignes discontinues pour plus de finesse. Si vous avez dessiné tout ceci au crayon de papier vous n’avez plus qu’à tout repasser au feutre indélébile noir  ( perso Staedtler pigment liner 0.3). Si votre feutre n’est pas indélébile faites d’abord l’aquarelle et repasser vos traits au feutre une fois votre papier parfaitement sec.

Alors comment  ça c’est passé… une petite pause s’impose. Thé ou café? Et temps que vous y êtes ramenez donc un bocal d’eau claire,  vos aquarelles et pinceaux.

Pour cette aquarelle j’ai utilisé  du

  • bleu outremer
  • vert olive
  • noir
  • jaune d’or
  • rouge carmin
  • rouge cadnium (orange)
  • un pinceau  plat brosse 1/2
  • un pinceau fin 4

 

Sur une palette diluer  du noir et du bleu outremer, une pointe de rouge carmin,  l’un à coté de l’autre.  Mouiller  très largement votre brosse et cueillir du bleu outremer très délavé. Le déposer en coups de pinceau aléatoires au dessus de votre rectangle nénuphars. Laisser des blancs pour garder la légèreté. Venir remplir les espaces entre les feuilles de nénuphars et puis sans remettre de pigments remplir le espaces autour des poissons.

Nous allons donc maintenant travailler  « sur de l’humide » . Humectez votre pinceau mais sans le laver cueillir un peu de rouge carmin très dilué. Faire un test sur une feuille ou le dos de votre main pour avoir un rose très léger.  Déposer ce jus rose autour de vos feuilles et tiges des nénuphars, puis sans laver votre pinceau quelques traces dans vos coups de pinceaux aléatoires.

Mouillez votre pinceau fin et venir cueillir un jus noir très léger.  Ajouter les ombres des feuilles et des tiges.

Remplisser de ce jus gris  vos feuilles de nénuphars

Attention de laisser un liserer blanc entre votre fond et l’intérieur de vos feuilles car le papier est encore humide et la couleur de vos feuilles fuserait

Trempez votre pinceau dans le vert olive et déposez du pigment dans vos feuilles sans déborder le bord de votre rectangle. Sans jamais laver votre pinceau mais en ajoutant parfois de l’eau ajoutez quelques pointes de bleu outremer pour apporter de la vibration dans vos feuilles de nénuphars. Travaillez également avec du vert plus ou moins intense.

Nettoyer votre pinceau 4 et venir cueillir un peu de rouge carmin très largement dilué tester la couleur sur du papier ou votre main. Déposez sur les extrémités des pétales de la fleurs ce jus rose très léger, Sans laver votre pinceau prendre un peu de bleu gris pour les bases de vos pétales.

Laisser sécher tranquillement. Pendant ce temps   nous allons nous occuper des poissons.

Prendre le pinceau brosse et à l’eau claire venir mouiller toute le surface du premier poisson sauf son œil qui reste sec et sa queue hors cadre. Avec le pinceau 4 déposez sur le support bien mouillé des gouttes de rouge caldium (orange) un peu comme les taches d’une panthère, puis changer de couleur pour faire de même avec le jaune d’or et le noir. L’effet du papier mouillé va complètement mélanger les pigments entre eux pour se fondre en harmonie. Faire de même avec la seconde carpe attention de laisser un espace blanc entre vos 2 poissons sinon les couleurs se mélangeront entre les 2.

Et voilà votre page pratiquement terminée. Vous n’avez plus qu’à ajouter un joli texte , j’ai chois le poème d’Edmond Rostand « Les nénuphars »

J’ai également joué avec le mot libellule dont les « LL » forment les ailes de l’animal

et le titre du poème que j’ai écrit en lettres très allongées pour pouvoir au feutre en sur impression le mot l’étang.

J’espère que ce tutoriel vous aura plu. Que vous soyez déjà adepte de l’aquarelle ou débutant donnez moi votre avis.

Ceux qui connaissent un peu le mouvement artistique de l’école de Nancy auront certainement reconnu quelques inspirations de ce mouvement.  Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l’école de Nancy vous pouvez retrouvez mon article  Ma racine est au fond des bois Emile Gallé  

où venir faire un tour à Nancy découvrir cette belle ville mais attendez le printemps quand parcs et jardins sont fleuris…

Deux défis cette semaine :

  1. Refaire cette page pour ceux qui souhaitent  se  laissent tenter par l’aquarelle
  2. Pour  les cro’coeurs aguéris, me faire une page comme celle-ci en 2 parties . Vous choisirez  une photo dans laquelle vous allez pouvoir tirer 2 points de vue intéressants Vous en  ferez 2 rectangles gérés à l’aquarelle et  se rejoindre par du dessin uniquement au trait. Attention je veux également qu’il y ai un texte et un titre que vous aurez travaillé.

 

 

 

Petite promenade du côté de la piscine thermale de Nancy

Les décorations de  Noël prennent déjà place dans les rues,  mais ne sont pas encore illuminées. J’ai horreur de cette période qui pour moi signifie se réveiller dans la nuit, sortir du travail dans la nuit, donner mes cours de croquis dans la nuit…. et le restant de la journée avoir des  brumes matinales qui s’étirent jusqu’à 15h pour faire place à, au mieux, une heure de lumière avant que tombe la nuit. Les températures qui baissent pour chatouiller le zéro tandis que l’humidité enveloppe tout sur son passage.

Qu’il est bon de cocooner au coin du feu

Mais aujourd’hui  le soleil est présent de bon matin donc j’en profite. Pour commencer un grand bol de thé. Non je ne fais pas tremper  une épingle à nourrice dans mon bol, c’est ma pince à thé…….

Par la fenêtre de la cuisine je vois les dernières feuilles des arbres qui éclatent de leur couleur jaune d’or.  Juste sous mes yeux un ginkgo biloba. Il mérite bien son nom d’arbre aux quarante écus ou abricotier d’argent, il est d’un jaune éclatant. Sa jolie feuille en forme de papillon  a souvent été utilisée par les artistes de l’école de Nancy notamment Jacques Gruber avec ses vitraux . C’est la plus ancienne famille d’arbres connue, puisqu’elle serait apparue il y a plus de 270 millions d’années. Elle existait déjà une quarantaine de millions d’années avant l’apparition des dinosaures. Bon d’accord le mien doit avoir au mieux une trentaine d’année, et si les chats continuent à déterrer les racines pour y faire leurs besoins il ne vivra pas vieux.

Vieille carte postale qui montre le geyser de la fontaine Lanternier
fontaine Lanternier

Je me suis levée tôt avec la bonne résolution d’aller faire mes exercices d’étirements à la piscine ronde. Vous vous dites que je suis folle d’aller à la piscine à cette saison, il fait froid. Mais en fait c’est la saison la plus agréable pour aller à la piscine ronde car elle est thermale. Sa température dans le bassin est suivant les jours ente 30 et 31.5 °.   Je suis depuis maintenant 18 mois atteinte d’une  capsulite et me rends pour me détendre et soulager les douleurs dorsales que cela implique  2 à 3 fois par semaine à la piscine thermale. Après 9 mois chez le kiné mon épaule va mieux mais j’ai gardé l’habitude d’aller faire le petit  légume dans le court-bouillon de Nancy-thermal. J’y retrouve un certain nombre d’habitués ( les ptits vieux sont les plus assidus et les plus matinaux) qui discutent en faisant quelques mouvements.
Ce complexe aquatique vient de la découverte d’une source thermale par l’architecte Lanternier qui réalisa des forages en 1908. La source porte son nom. Elle fut inaugurée lors de l’Exposition internationale de l’Est de la France en 1909.  En 1913 sont inaugurés l’établissement ainsi que la piscine qui s’avère être à l’époque la plus grande piscine en eau thermale du monde. publicité sur laquelle on voit une bouteille en verre avec une étiquette grilles Jean Lamour de la place Stanislas

L’eau de la source jaillit à 36 °C et permet de traiter les affections arthritiques. Cette vieille publicité montre que visiblement elle était également mise en bouteille. Je ne saurai vous dire goût elle a car une bonne dose de javel y est désormais ajouté.  Elle ne sera plus utilisée à partir de 2006 pour alimenter les bassins de la piscine Olympique et bassins en plein air, notamment parce que le forage s’est bouché. Seule la piscine ronde est actuellement encore alimentée en eau thermale.

Ce bâtiment aux formes arrondies abrite un bassin de soins décoré de faïences et fontaines en fer
forgé au style de l’école de Nancy. Encerclé de 32 cabines, ce bassin ne permet l’accès qu’à un nombre
limité d’usagers en même temps. Surtout prisé des l’ouverture des portes à 8h30 il faut parfois attendre sur les chaises de l’accueil qu’un roulement se fasse avant de pouvoir atteindre ce
bassin au décor de rêve.

page de carnet avec une aquarelle du bâtiment de la piscine ronde et une photo de l'intérieuraquarelle d'une de fontaines autour du bassin de la piscine ronde et photo de l'intérieur

Mais aujourd’hui j’ai de la chance une cabine est disponible dès mon arrivée. Je m’étire, fais des exercices musculaires et me prélasse donc durant une bonne heure.

Une fois sortie mais encore bien chaude je décide de faire un tour en ville, bonnet sur la tête, gants aux mains je reprends mon vélo est pars vers la vieille ville prendre un café et ressentir la respiration de la ville.aquarelle tasse à café

A cette heure-ci les rues sont encore calmes, mes cuisses en fromage blanc ne me permettant pas de rouler vite j’en profite pour admirer façades et ruelles. C’est étonnant je découvre encore des choses que je n’avais pas vues. Depuis des années je me promène dans ce quartier je n’avais jamais remarqué cette superbe fontaine que l’on a plus l’habitude de rencontrer dans les rues de Paris. La fontaine Wallace de Nancy (du nom du philanthrope américain qui a financé leurs installations. Elles ont été conçues par le sculpteur Lebourg,) est située place du colonel Fabien , sur le côté de l’église Saint Evre.

page de carnet de croquis sur laquelle est représentée en bleu Majorelle la fontaine Wallace
Fontaine Wallace, Nancy

Elle est constituée de 4 cariatides. Légèrement différentes l’une de l’autre, elles symbolisent la bonté, la simplicité, la charité et la sobriété et représenteraient également les saisons.
Il paraît qu’à la belle saison un filet d’eau coule entre celles-ci . Il faudra que je revienne
voir cet été.

En attendant un petit café bien chaud s’impose…non  qu’en pensez-vous ? Je vous ai donné envie non?

Alors je vous invite à  vous prendre un café et si le cœur vous en dit, et je vous propose le défi d’ici notre rendez-vous de la semaine prochaine d’en faire un petit croquis que vous pourrez partager sur ma page    https://www.facebook.com/laurence.morel.92

Faire comme bon me semble

Bonjour mes petits Cro’ cœurs.

Aujourd’hui je me suis amusée avec mes aquarelles…j’ai joué avec la fluidité de l’eau pour que les couleurs se mélangent sur le papier,  je me suis prise au jeu des transparences, de l’interpénétration des couleurs. C’est ce qu’il y a de magique dans l’aquarelle. Dessiner une forme par la pointe du pinceau, lui faire prendre les courbes d’une feuille , y déposer une goutte de couleur et venir la chatouiller avec une teinte opposée et regarder…se délecter des couleurs qui dans la moiteur de  leur union mélangent leurs pigments pour enfanter d’autres teintes. Certaines s’épousent d’autres se chassent. Quelques traces de bougies dessinent  les branches d’un arbre tandis que les gouttelettes  d’encres glissent sans prise sur la paraphine .  Les puristes diront que je ne fais pas de l’aquarelle car je sature trop mes couleurs, car je ne travail pas suffisamment avec le blanc du papier, mais surtout parce que je cerne mes sujets….et ILS AURONT RAISON, MAIS JE M’EN MOQUE. Ce que je veux c’est ME FAIRE PLAISIR, c’est créer les choses comme je les ressens, ou simplement comme je suis capable de les réaliser.

Mon sujet aujourd’hui est : les jardins éphémères de la Place Stanislas à Nancy. Chaque année après les manifestations du livre sur la place (salon du livre qui ouvre la saison littéraire) les pavés qui entourent la statue de Stanislas sont recouverts pour une période d’environ un mois d’installations et de jardins. Mobilier en bois, fontaines, parcours de découverte…plantes et fleurs de toutes sortes s’offrent au regard d’un public beaucoup trop nombreux pour que j’ose m’installer avec mon matériel.

Donc je me suis bien promenée, j’en ai pris plein les yeux, plein les narines aussi à la recherche des effluves des fleurs, et j’ai fait quelques photos  et je suis rentrée pleine d’inspiration à la maison

.

Et là je me suis installée à ma table et j’ai sorti mon bloc à dessin le plus précieux…. Celui de Jean Scherbeck, pour certains d’entre vous ce nom est réputé. Dessinateur et illustrateur, nancéien il fut l’élève d’Emile Friant et de Henri Royer avec lequel il travailla en Bretagne jusqu’en 1935, pratiquant la peinture et le pastel. Il consacra pratiquement toute sa vie aux portraits surtout ceux d’hommes et de femmes d’un certain âge. Ces « Mâmiches  » de Lorraine sont célèbres mais sa renommée franchie les frontières de la région avec ses Gens de Bretagne  et Gens d’Alsace. Les portraits il n’a pas fait que les dessiner il les  a photographiés aussi du côté de la rue Raymond Poincaré à Nancy. Des hommes les plus célèbres, aux niveaux nés  du voisinage, en passant par les GI’s qui ont libérés Nancy, peu de personnes ne sont pas passés à travers son objectif…

Vous comprendrez donc mon émotion quand Jean-Pierre son petit fils pour sauver ce bloc des gribouillis de ses jumelles me l’a offert. LE BLOC A DESSIN DE JEAN SCHERBECK, je n’ose même pas y toucher. Pendant plusieurs jours il est resté religieusement posé sur mon fauteuil, comme si c’était  lui qui était là. Je ne pouvais me résoudre à utiliser ce bloc et en même temps il ne cessait de me donner l’envie de le tester rien que pour voir ce que ça fait. Et là j’ai vu, plutôt j’ai senti , ma main qui dansait sur la feuille. Chaque trait, chaque touche, se posait avec justesse  j’étais en transe…. pour moi Jean Scherbeck était présent dans ce bloc de papier. Il guidait mon trait, il dessinait avec moi. Pour preuve  ce portrait au fusain que j’y ai réalisé….. Jamais je n’avais dessiné de la sorte, alors  je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi c’est une évidence….il était là.

 

 

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« Ma racine est au fond des bois » Emile Gallé

Les vacances sont bien terminées de retour à Nancy le temps se prête aux flâneries dans les jardins. Un de mes préféré est celui de la maison Corbin qui abrite le musée de l’Ecole de Nancy. Vous y découvrirez dans un petit jardin toutes les plantes qui ont inspiré les artistes de l’Ecole de Nancy.

 

Ma petite aquarelle du buste de Louis Majorelle

Emile Gallé, Louis Majorelle, les frères Daum,  Victor Prouvé, Emile André sont quelques artistes dont le nom évoque l’Ecole de Nancy mais ils sont bien plus nombreux à Nancy, l’Art nouveau prend le nom d’Ecole de Nancy, qui allie les industries d’art, de la verrerie, du mobilier ,du vitrail, de la céramique, de la  ferronnerie, de l’architecture, etc., Parfaitement au fait des techniques modernes de leur temps les artistes de l’Ecole de Nancy regardent également du côté des sciences de la nature, parce qu’elles sont l’expression même de la vie. Ils fréquentent l’Ecole forestière et dessinent avec passion les fleurs des champs avant de les transposer sur le verre, le bronze ou le bois, le métal . . . Bien avant que l’idée d’écologie ait fait son chemin, la nature est partout présente sur leurs objets pour attirer l’attention sur un monde aussi précieux qu’il est fragile.

Le musée est situé au 36 rue du Sergent Blandan dans l’ancienne propriété  d’Eugène Corbin le plus important mécène et collectionneur de l’École de Nancy.  Dans un décor ambiance 1900 , les meubles, les objets d’art, les verreries, les céramiques, les tissus témoignent de la diversité des techniques travaillées par les artistes de l’École de Nancy.  Vous y découvrirez les pièces les plus emblématiques de l’Ecole de Nancy :   la porte en chêne des ateliers Gallé , un monument funéraire,

et un pavillon aquarium.

qui agrémentent le jardin ( pour en savoir plus sur le jardin télécharger le pdf du musée)

Si vous y prêtez attention, si vous levez un peu le nez vous vous rendrez-compte à travers les rues de Nancy le grand nombre d’éléments décoratifs sur les maisons qui sont le fruit de ce mouvement. L’office de tourisme de la ville vous propose 4 parcours découverte sur les pas de l’école de Nancy.

Je vous invite donc à parcourir Nancy le nez au vent.

Pochette de 20 planches et découpes en volume  en auto édition série limitée numérotée, prix public 45 euros